Publié en 1997, Les 4 accords toltèques est un livre parfait pour nous aider à trouver davantage de paix intérieure et à ressentir plus de fluidité, tant dans nos relations avec autrui que nous-même. Je le trouve même magique.
L’auteur, le mexicain Don Miguel Ruiz, y propose quatre préceptes de vie qui sont bien utiles pour alléger des problèmes de :
• manque d’estime de soi
• manque de confiance en soi
• désir excessif de perfection
• mauvaise image de soi
• difficulté à s’affirmer
• difficultés et tensions relationnelles
• stress et anxiété
• etc.

Autant de problèmes que je traite en coaching individuel personnel. Cadeau suprême, ce livre facile à lire est un bain de bienveillance et de douceur. Voici un résumé du livre Les 4 accords toltèques. Il est issu d’une conférence que j’ai donnée sur le thème Estime de soi : retrouver une image (plus) positive de soi.

Notre fâcheuse envie de perfection née dans l’enfance

Selon le postulat de Don Miguel Ruiz dans Les 4 accords toltèques, nous avons appris à vivre en nous efforçant de satisfaire les besoins d’autrui, à vivre en fonction du point de vue des autres par peur de ne pas être acceptés et de ne pas être assez bien à leurs yeux. Don Miguel Ruiz rejoint ainsi les idées d’Alfred Adler, célèbre psychologue autrichien.

Tout ou presque remonte à l’enfance, où nous nous sommes efforcés de plaire à ceux qui nous aiment, dont papa et maman, nos frères et sœurs, nos professeurs… En essayant d’être comme il faut à leurs yeux, nous avons construit une image de perfection. Une image de perfection de ce que nous voulons être, mais à laquelle il est impossible de se conformer. De ce point de vue, nous ne serons jamais parfaits. Jamais !

Et n’étant pas parfaits, nous nous rejetons. C’est la mauvaise image de soi, née de ce désir excessif de perfection. Selon Don Miguel Ruiz, le degré de rejet de soi dépend de l’efficacité avec laquelle les adultes ont réussi à entamer ou détruire notre intégrité.

Dans ce contexte, les 4 accords toltèques nous ramènent à la réalité, à ce que chacun de nous est aujourd’hui, ici et maintenant.

1er accord toltèque : « Que votre parole soit impeccable »

Le premier accord toltèque est « Que votre parole soit impeccable ». En résumé, une parole impeccable est une parole sans péché, sans médisance, sans jugement. Ni sur autrui ni sur nous-même. Ce dernier point est essentiel car nous sommes souvent le juge le plus sévère de nous-même.

Pour Don Miguel Ruiz, avoir une parole impeccable, sans jugement, immunise contre les sorts négatifs d’autrui, mais également contre le poison émotionnel de notre esprit et de nos relations personnelles. La parole impeccable, sans jugement, peut conduire à la liberté personnelle. Elle peut supprimer toute peur et la transformer en « joie » et en « amour ». Ainsi parle Ruiz.

2e accord toltèque : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle »

Don Miguel Ruiz

Le deuxième accord toltèque est « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». En résumé, nous ne sommes pas responsables de ce que les autres font et pensent. Chacun vit dans son propre monde, dans son propre rêve, dans sa propre tête. Or, quand nous faisons une affaire personnelle des choses, nous partons de deux principes. D’une part, l’autre sait ce qu’est notre monde. D’autre part, nous essayons d’opposer notre monde au leur. Deux principes qui nous mettent dans l’erreur.

Quand nous sommes rejetés, pas aimés, délaissés ou insultés, cela n’a rien à voir avec ce que nous sommes. Ce que l’autre dit et fait ne dépend que des accords conclus avec sa propre logique. Sa réaction ne résulte que de ses filtres, de sa programmation mises en place depuis son enfance.

Bref, les opinions des autres sur nous n’ont rien à voir avec nous. Elles ne sont pas vraies. Elles n’ont rien de vrai.

Cet accord toltèque « Ne pas faire des choses une affaire personnelle » permet de se dégager des réactions émotives fortes et désagréables, telle la colère, la tristesse ou la peur. De cette façon, il nous permet de mettre notre estime de soi et notre image de soi à l’abri des attaques ou secousses créées par autrui.

3e accord toltèque : « Ne faites pas de supposition ».

Le troisième accord toltèque est « Ne faites pas de supposition ». En résumé, nous faisons des suppositions à propos de tout. Ce qui est un vrai problème, puisque nous tenons ces suppositions pour la vérité. Aïe, catastrophe ! Car elles nous font réagir avec des émotions fortes. Nous fabriquons notre image de soi en nous basant sur des suppositions, des interprétations.

Pour éviter ces fâcheuses suppositions et interprétations, nous pouvons poser des questions aux autres et avoir le courage d’exprimer nos vrais désirs. La clé est de communiquer clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

Mais les suppositions que nous faisons ne concernent pas que les autres : nous faisons aussi moultes suppositions sur nous-même : « Je dois être capable de faire telle chose. Et si je ne le fais pas, c’est que je suis nul. » Mais si je ne le fais pas, c’est peut être que je n’en suis pas capable techniquement ou psychiquement. Ou que, finalement, je n’en ai pas envie. Et alors ? Ce n’est pas de drame, la planète ne va pas s’écrouler.

En outre, les suppositions adorent le conditionnel. Notre petite voix intérieure peut nous dire : « Si je fais ça, j’ai du talent et mon image de soi est bonne. » Mais si je ne réussis pas à le faire, mon image de soi se fissure. Mais, que diable, foutons-nous la paix !

Le meilleur moyen de ne faire aucune supposition est de poser des questions : aux autres, à nous-même. En un mot, de questionner et d’observer la réalité.

4e accord toltèque : « Faites toujours de votre mieux »

Le quatrième accord toltèque est celui que je préfère : « Faites toujours de votre mieux ». En résumé, quels que soient les circonstances et l’environnement, nous faisons de notre mieux. Ni plus, ni moins. Et selon l’humeur, ce « mieux » peut changer d’un instant à l’autre, d’une heure à la suivante, d’un jour à l’autre.

Faisons toujours de notre mieux. Ni plus, ni moins. Cette précision est importante. Si nous en faisons plus, c’est que nous en faisons trop. Nous nous vidons de notre énergie, nous agissons en tension, contre nous-même. Et si nous en faisons moins, nous nous exposons aux frustrations, à la culpabilité, aux regrets.

Suivre ce précepte « Faites toujours de votre mieux », c’est lâcher la tension que nous pouvons avoir avec notre image de soi et notre manque d’estime de soi.

Et le 5e accord toltèque ?

En 2010, soit plus de dix ans après la première publication des 4 accords toltèques (traduits en 40 langues et vendus en millions d’exemplaires), Don Miguel Ruiz a publié un 5e accord toltèque. Celui-ci est contesté par certains et il est vrai que, selon moi, il n’a pas la même saveur et s’avère presque superfétatoire. Quel est ce 5e accord toltèque ?

5e accord toltèque : soyez sceptique, mais apprenez à écouter.

Selon ce 5e accord toltèque, il s’agit de ne croire ni soi-même ni autrui, de ne se fier à personne. L’idée est de douter d’abord, de remettre en question pour écouter la vérité qui se cache derrière chaque chose. Ecouter l’intention qui sous-tend l’apparent pour déceler et prendre en compte le véritable message.

Sylvain Seyrig, coach professionnel à Paris

A lire : Les 4 accords toltèques, Don Miguel Ruiz, éd. Jouvence.

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